Cartographie des savoirs

Avant de chercher des solutions à une problématique identifiée, il est nécessaire de mener un travail de veille, de recherches multi‑supports, d’analyse pour mieux connaître le contexte, les usagers, l’existant, l’écosystème qui gravite autour de notre futur projet. Cet outil est à employer pour partager le fruit de nos travaux de veille. Peut être réalisé plusieurs fois, après une journée d’immersion, une phase d’entretien.

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1h30 d'exercice

Aucun temps de préparation

4-8 partipant.e.s

Niveau 1

À quoi correspond ce niveau ?

Tu es familier avec les pratiques collaboratives. En tant que participant.e, tu as assisté à plusieurs ateliers ou réunions participatives. Tu as eu l’occasion d’animer quelques temps collaboratifs en groupes restreints et bienveillants. Ces ateliers sont parfaits pour te jeter à l’eau !

Matériel

  • papier brouillon
  • feutres noirs fins
  • panneau de papier brun

Déroulé

  • Rappeler au groupe ou aux équipes la ou les problématiques formulées sous la forme du « Comment pourrait-on ».
    En amont, chaque équipe a mené un travail d’analyse en étudiant le public identifié (forum, INSEE, observation sur le terrain, échanges en direct), le contexte (immersion, visite guidée, photographie, recherches internet) et ce qui existe déjà pour répondre à cette problématique (objets ou services).
  • Demander à chacun d’apporter la matière récoltée durant son travail de veille (notes, citations, photos, cartes sensibles) le jour de l’atelier.
  • Demander à chaque personne de partager ses connaissances :
    – Quelles sont leurs savoirs sur le sujet ? (Données clé, remarques, informations)
    – Quelles sont leurs observations ? (Comportement observé, tendance)
    – Quelles sont nos ressources pour consulter de nouvelles connaissances ? (Source, outils de veille ou personne ressource)
    – Quels savoirs importants à acquérir nous manquent encore ?
  • On peut classer les savoir acquis en différentes catégories pour identifier plus facilement les connaissances à aller recueillir. Laisser du temps pour que chacun puisse partager sa veille, ses observations et que les autres rebondissent sur ces informations. Si tout le groupe travaille sur le même projet, ne pas hésiter à le séparer en deux équipes qui pourront mutualiser leur partage par la suite. Ce partage des connaissances peut ensuite être pris en photo par chacun, rester affiché dans une salle accessible afin d’être consulté à toute étape du projet ou rédigé sur un fichier partagé pour être amendé petit à petit.
  • À la fin de l’exercice, inviter chaque personne à définir les actions qu’elle doit mener pour acquérir les savoirs et informations qui manquent aux besoins du projet.

Points de vigilance

Pour être pertinent, un travail de veille doit être mené sur de multiples canaux et à différentes échelles (quantitatif, qualitatif, articles, échanges oraux, imagerie).
Il doit croiser les points de vue de différents domaines pour prendre tous les aspects en compte (scientifique, écologique, politique, social, technique, etc.). Le rappeler au fil de l’étape d’analyse pour que le partage des savoirs soit riche et évacue les risques de biais.

Retours d’expériences

Partage ici tes retours d’expériences permettant de compléter significativement cet outil (utilisation dans un autre contexte, variation notable, utilisation au sein d’un déroulé plus large). 5 retex peuvent être publié par outil. Si cette limite est déjà atteinte, tu peux en proposer un nouveau sur Slack.

Visio-compatible

avec un outil de travail collaboratif comme Miro ou Klaxoon

Affichez sur l’espace partagé la problématique plébiscitée par le groupe. Demander à chaque participant de partager la matière récoltée lors des phases de veille. Vous pouvez préparer un tableau à l’avance pour classer ces connaissances. Enfin, utilisez un outil de planification pour noter les savoirs à acquérir et planifier les actions à mettre en place pour y parvenir.

Pour aller plus loin

Ce partage de savoirs gagne à être complété par un tableau d’inspiration, un état de l’art (qui recense les solutions existantes et alternatives, les manières de faire dans d’autres pays ou d’autres domaines).
À compléter avec des fiches veille afin de faciliter le travail de restitution. Le partage des savoirs peut aussi constituer un cahier d’inspiration à consulter tout au long du projet.

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